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Formation, Orientation / insertion professionnelle

Témoignage IEMN-IAE : Enrichir mes compétences au service de mon pays

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Après avoir travaillé pendant 14 années dans le secteur social au Gabon, son pays natal, Marie-Noëlle MANFOUMBI a décidé, en 2004, de reprendre ses études en France, pour « booster » sa carrière. Récemment diplômée du Master 2 GOPAS, l'ancienne étudiante de l'IEMN-IAE revient sur son parcours.

MN-ManfoumbiMarie-Noëlle MANFOUMBI

Master 2 Gestion des Organismes de Protection et d'Assurances Sociales (GOPAS)

Date de promotion : 2008
Formation d'origine : Maîtrise des Sciences et Techniques spécialité Intervention et Développement Social / Diplôme Supérieur en Travail Social, UFR de Psychologie (Nantes).
Formation suivie : Master 2 Gestion des Organismes de Protection et d'Assurances Sociales
Poste actuel (2013) : Directrice de Prestations Sociales dans un établissement de gestion de l'aide sociale nouvellement créé  
 
  • Pourquoi avez-vous choisi de reprendre vos études ?
Après avoir exercé plus de dix ans en tant qu'assistante sociale puis responsable de plusieurs services et centres sociaux au Gabon, je souhaitais élargir mes compétences, notamment dans les secteurs de l'action et de la protection sociales. Mon but était aussi d'évoluer vers un poste de direction, ce que mon simple diplôme d'assistante sociale ne permettait pas. Pour cela, je devais effectuer une formation complémentaire, financée par l'Etat gabonais. En 2002, j'ai donc entamé des démarches pour bénéficier d'un stage longue durée à l'étranger. Au bout de deux ans, j'ai eu la possibilité de poursuivre mon cursus à l'Université de Nantes, plus précisément à l'UFR de Psychologie, en Formation Continue.

  • Parlez-nous de votre arrivée en France.
J'ai effectué le voyage avec une amie gabonaise qui avait le même projet que moi. Notre arrivée à Nantes fut mémorable. Lorsque nous sommes sorties de la gare, nous étions un peu perdues. Sur les consignes du Bureau d'accueil des étudiants étrangers, nous devions nous rendre à l'auberge de jeunesse... mais comment ? Nous n'avions aucune indication ! Finalement, la chance était avec nous : nous avons croisé un homme dans la rue qui a accepté de nous accompagner à l'endroit souhaité, et il s'est avéré qu'il était lui aussi gabonais. Heureuse coïncidence !
Nous sommes ensuite allées au campus universitaire, où un lieu était spécialement réservé à l'accueil des étudiants étrangers. C'est par ce biais que nous avons trouvé un logement chez un particulier, trois jours après notre arrivée. Tout était désormais possible pour démarrer correctement mes études.
Un mois plus tard, la mairie m'a invitée à une concertation à la Maison des Citoyens du Monde. C'est alors que j'ai commencé à m'impliquer dans la vie de quartier et les associations.

  • Vous avez suivi vos études à l'UFR de Psychologie. Comment avez-vous connu le Master GOPAS ?
A mon arrivée en 2004, j'ai préparé et obtenu conjointement la Maîtrise des Sciences et Techniques spécialité Intervention et Développement Social (MST-IDS) et le Diplôme Supérieur en Travail Social (DSTS), tous deux rattachés à l'UFR de Psychologie de l'Université de Nantes.
J'ai alors fait la connaissance de Henry NOGUÈS et Antonin PERROCHEAU, enseignants à l'IEMN-IAE et intervenants dans ma formation, qui m'ont parlé du Master 2 GOPAS. J'ai tout de suite compris que cette filière répondrait à mes attentes professionnelles et en septembre 2007, mon diplôme de cadre en action sociale en poche, j'ai enchaîné sur « l'aventure gopassienne », un savant mélange de cours théoriques et d'interventions extérieures dans le domaine de la protection sociale. J'ai terminé mon Master 2 par un stage à la Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Nantes. Mes activités dans les différents services m'ont permis d'avoir une vision globale du fonctionnement de cet organisme, et m'ont, par ailleurs, donné des outils pour rédiger mon mémoire sur le thème « La mise en place de l'assurance maladie au Gabon : Fondements, enjeux et partenariats » (un projet de développement y est actuellement en cours).

  • Quels sont vos projets désormais ?
Je souhaite dans un premier temps enrichir mon expérience professionnelle dans le domaine de l'action ou de la protection sociale en France. Je suis actuellement dans une démarche de recherche d'emploi et je m'investis, en parallèle, dans plusieurs associations : UNICEF 44, Tissé Métisse, les Gabonais de Nantes. Je trouve que le secteur associatif français est particulièrement dynamique et bien reconnu, et qu'il contribue vraiment à faire bouger les choses dans la société. Comme l'a dit Jean BODIN*, « il n'est de richesses que d'hommes ».
A moyen terme, je compte bien rentrer dans mon pays, et mettre mes compétences au service de l'Etat gabonais, auquel je dois mon séjour en France, et à Nantes en particulier. Il faudra alors non pas imposer mais savoir transposer et adapter les méthodes et techniques acquises en France aux spécificités locales.
J'ai également pour souhait de développer des pistes de collaboration entre l'IEMN-IAE et des établissements gabonais, dans le domaine de la gestion d'organismes de sécurité sociale, pour un échange de bonnes pratiques, par exemple. Car c'est bien cela dont le Gabon a besoin : une véritable coopération Nord-Sud qui réponde aux besoins concrets de chacun des partenaires.


Nous souhaitons pleine réussite à Marie-Noëlle dans la réalisation de ses projets !


* Economiste et philosophe français du 16e siècle.


Propos recueillis par Julie DEGRENNE et Clotilde TONNERRE.
Actualisation novembre 2013

Mis à jour le 12 novembre 2013 par Communication IEMN-IAE